Docteur YAYAMA

Le docteur Toshihiko YAYAMA, chirurgien et cancérologue, a été diplômé en médecine de l'université de Kyushu en 1980. Après ses études, où il s'intéresse aussi aux différents traitements psychologiques et l'obtention de son diplôme, il pratique la médecine à l'hôpital Tokushukai de Fukuo Ka et s'intéresse alors aux techniques utilisées aux urgences où il y travaille quelques temps. Ensuite il s'occupe dans ce même hôpital de différentes consultations en tant que médecin généraliste et rencontre alors différents problèmes et échecs car il doit faire face à toute sorte de malades. Il constate malheureusement que malgré ses connaissances médicales il est totalement impuissant face à certaines maladies. Ces différents échecs, pour soigner certains patients et ce malgré l'aide de tout l'arsenal médical moderne mise à sa disposition médicaments, chirurgie, lui laissent un profond sentiment d'insatisfaction. Il constate et déplore aussi que malgré les effets secondaires négatifs de certains médicaments chimiques on continue à les prescrire car malheureusement la médecine moderne n'a pas encore trouvée d'autres alternatives. Il se pose alors différentes et profondes interrogations et remet en question son savoir et différentes conceptions de la médecine moderne. Ces questions le pousse à s'intéresser à la médecine traditionnelle asiatique en espérant y trouver des réponses ainsi que des solutions pour faire face aux différents problèmes qu'il rencontre. Le docteur Yayama se lance alors dans l'étude de cette médicine traditionnelle vieille de 5000 ans au Fukuo Ka Ishi Kampo Kenkyukai. La médecine traditionnelle chinoise repose sur le principe qu'une énergie vitale, Ki, circule dans notre corps et que si cette énergie est perturbée différentes pathologies peuvent survenir. Il y découvre que certains symptômes qui ne peuvent pas être définis et compris par la médecine occidentale le sont par la médecine chinoise. Avec cette conception traditionnelle, il arrive à comprendre ce qu'il n'avait pas pu avec la médecine occidentale moderne.
Il poursuit et approfondit ses recherches et traite ses patients avec l'aide de la médecine chinoise comprenant l'acupuncture, la moxibution, les herbes médicinales. C'est ainsi que lors des opérations chirurgicales il constate que ces différents principes traditionnels ont une certaine efficacité pour rétablir plus rapidement certains patients. A partir de 1987 il exerce à l'hôpital de la préfecture de Saga où il est responsable des départements de chirurgie et de médecine orientale. A partir de là, il reçoit de plus en plus de patients en tant que spécialiste de la médecine chinoise. Mais il se rend compte que ses différentes consultations lui provoquent une très grande fatigue. Ce constat le fait encore une fois réfléchir et remettre en question ses méthodes de soins car confiant par sa force physique du à ses pratiques des arts martiaux comme le Kendo, l'Aïkido, le Karaté Goju-Ryu et le Tai Chi Chuan de l'école Yang , il s'interroge sur cet épuisement non justifié. Il se pose alors l'interrogation de savoir si sa propre énergie, le Ki en japonais Chi en chinois, n'était pas perturbée par l'énergie des malades. Il découvre lors de ses recherches que certains praticiens de la médecine traditionnelle chinoise qui soignent le cancer sont souvent malheureusement eux aussi victimes de cette maladie. Il découvre ensuite le Chi Kung, Kiko en japonais la gymnastique énergétique chinoise qui consiste à accumuler et à contrôler l'énergie de notre corps, lors d'un séminaire dirigé par un maître chinois. Il étudie et pratique cette méthode et ses différents principes et s'intéresse aussi par la même occasion à différents arts martiaux chinois et entre autre au Taikiken de maître Sawai, version japonaise de la discipline chinoise Yi Chuan. Pour constater l'efficacité des différentes méthodes qu'il étudie, le docteur Yayama rassemble différents malades, pour lesquels les traitements médicaux modernes n'avaient aucune efficacité, et leur fait effectuer différentes techniques. Il se rend compte durant différentes séances que tous les malades ne peuvent pas faire correctement les mouvements qui leur propose en raison de leur faiblesse physique. Du à cette constatation il commence progressivement à élaborer une méthode avec des mouvements qui peuvent être pratiqués par tous ses malades. Après avoir surmonter différentes difficultés et échecs il continue de pratiquer, d'améliorer et d'enrichir sa méthode à travers des cas concrets. En 2001, il décide de fonder sa propre clinique la Y.H.C.Yamaya cliniques toujours dans la préfecture de Saga. Dans sa clinique, il intègre les différents remèdes de la médecine orientale qui prend en considération la totalité de la santé du patient et utilise aussi des médecines holistiques occidentales comme l'homéopathie et la phytothérapie. Il emploi selon le diagnostic et selon les personnes soit les méthodes modernes comprenant les médicaments et la chirurgie soit la méthode de Chi Kung qu'il a mise au point, soit les deux combinées. Après des années de recherches, il obtient des résultats époustouflants sur des pathologies parfois graves et en raison de cette efficacité, sa méthode est prise en charge par l'équivalent locale de la sécurité sociale.
Depuis l'ouverture de sa clinique il continue de se consacrer à ses recherches et à l'enseignement de sa méthode le Kiko Yayama. Une méthode basée sur une médecine traditionnelle et reposant sur des mouvements souples et à la portée de tous. Pour lui la capacité à développer cette énergie appartient à tout le monde et ne doit pas être transmise de manière secrète et d'une façon plus ou moins mystique. Son Kiko se repose principalement sur le Ki et sa circulation dans notre corps à travers les méridiens, circuits énergétiques où circulent cette Bio-électricité nommé Ki au Japon et Chi en Chine. Pour le docteur Yayama le plus important c'est de réussir à ressentir le Ki et n'importe qui avec un peu d'entraînement peut réussir à le ressentir et l'utiliser. C'est avec son propre corps comme élément de travail qu'on explore et que l'on découvre la sensation et la capacité du Ki. Les différentes techniques qu'il a mises au point, redécouvertes et adaptées servent à améliorer le flux de l'énergie à travers notre corps. Avec de la pratique une multitude de sensations peuvent apparaître et l'un des points importants de sa méthode est donc tout d'abord de développer la sensation du Ki dans les mains. Sa méthode repose sur des postures, des respirations, des visualisations et des mouvements et se compose de 4 étapes :

1/ Sensibilisation au KI

Sensibilisation au Ki à partir des mains et activation à partir de celles ci  de différentes circulations sur le corps .

2/ Shoshuten

Shoshuten (orbite microcosmique) est la circulation de l'énergie autour du corps que l'on stimule le long de  2 méridiens se situant sur la ligne centrale du corps au niveau du torse et du dos. Cette circulation est un élément majeur de sa méthode  Le Shoshuten peut être atteint en quelques mois alors que traditionnellement en Chi Kung il faut plusieurs années.
Au cours de ses différentes expérimentations il a découvert qu'il y a un sens masculin et un sens féminin qui se vérifie sur tout individu dans 95% des cas. Le Shoshuten est la technique indispensable pour maîtriser le Ki. 

3/ Zenshin-Shuten

Zenshin-Shuten circuit sur la surface de la totalité du corps. C'est un élargissement de la petite circulation.

4/Daishuten

Daishuten (orbite macrocosmique). La différence avec Shoshuten c'est que la circulation du Ki dans le petit circuit se situe à la surface du corps et à l'extérieur. En Daishuten il se situe à l'intérieur et plus en profondeur et nous pouvons ressentir que nous arrivons à capter et absorber l'énergie qui entoure notre corps. C'est en quelque sorte une communication entre l'interne et l'externe, le micro cosmos que nous somme et le macro cosmos.
AKKueil